Et pourtant.. le pouvoir était là!
Il reste presque toujours quelque chose qui dépend de nous.
On pense parfois qu’il faudrait que quelque chose change pour pouvoir enfin avancer. Soit que le marché soit meilleur ou bien que les circonstances soient différentes ou encore qu’on se sente plus prêt.Et pendant qu’on attend, on peut finir par oublier une chose essentielle :
il reste presque toujours quelque chose qui dépend de nous.
C’est peut-être là que commence notre véritable pouvoir d’agir. Pas dans la capacité de tout contrôler, mais dans celle de reconnaître notre marge de manœuvre.
Choisir le prochain pas:
poser une question
faire un appel
avoir une conversation que l’on repousse.
dire oui ou dire non
demander de l’aide
changer notre façon de regarder une situation
Ou simplement cesser d’attendre que le moment parfait arrive.
La situation n’a peut-être pas changé. Mais notre posture face à elle, oui.
Lorsque nous regardons uniquement ce qui nous échappe, notre champ d’action semble rétrécir, mais lorsque nous nous demandons :« Qu’est-ce qui dépend encore de moi? » quelque chose change.
La situation n’est peut-être pas différente, mais nous ne sommes plus tout à fait à la même place devant elle. Nous recommençons à voir des choix. Et choisir ne veut pas dire ne plus avoir peur, ne plus hésiter ou être certain du résultat. Cela veut simplement dire décider de ce que nous allons faire avec ce qui est entre nos mains.
Finalement, Elsi nous l’a rappelé à sa manière ce mois-ci, vous vous souvenez, elle qui hésitait à s’aventurer dans le lac, mais elle a trouvé son moyen à elle d’y aller :
« La peur est restée sur le bord. Moi, j’ai embarqué. »
Peut-être que notre pouvoir d’agir ressemble parfois à ça, non pas attendre de ne plus avoir peur, mais trouver notre bateau et embarquer.
Et toi, qu’est-ce qui est encore entre tes mains aujourd’hui?